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AirsLab, le spécialiste des mesures de niveau d’empoussièrement d’amiante

Nous répondons localement aux demandes de mesures d’empoussièrement d’amiante, réalisation de prélèvements, analyses d’air et élaboration de stratégies d’échantillonnages.

 

AirsLab est une SAS, au capital social de 10 000 euros, fondée en 2016 à Mérignac en Gironde.

Depuis près de 30 ans, les fibres d’amiante sont reconnues comme étant une substance toxique pour l’Homme.

Une exposition à l’amiante peut être à l’origine de certains cancers. Aussi les mesures d’empoussièrement d’amiante vont permettre de soutenir la sécurité avant, pendant et après les travaux.

L’organisme chargé des mesures doit être totalement indépendant des entreprises réalisant les travaux. Pour cela le demandeur a l’obligation de s’adresser à une structure spécialisée dans le domaine. Et, une mesure peut couvrir plusieurs repères tels que le point zéro, la surveillance périodique ou la phase travaux.

C’est de la responsabilité du propriétaire d’un bâtiment de prendre les dispositions pour protéger ses occupants de l’amiante selon le code de la Santé Publique. Et de la responsabilité de l’employeur qui doit mettre ses salariés à l’abri des fibres d’amiante selon le code du Travail.

Cette démarche dans la majorité des cas est imposée réglementairement mais elle peut également intervenir de manière volontaire.

Les mesurages visent à  :

  •  connaître les risques auxquels sont exposés les occupants d’un bâtiment.
  •  contrôler les taux de fibres présents dans l’air.
  •  s’assurer que les travaux de désamiantage sont opérés selon les exigences réglementaires et que le personnel de chantier disposent des équipements de protection conformes.

AIRsLAB réalise les mesurages d’empoussièrement d’amiante :

 

  • en amont servant d’un état des lieux sur la teneur en fibres d’amiante sur le chantier : indique les moyens de protection à déployer pour l’équipe.
  • pendant les travaux pour vérifier les normes de protection des travailleurs et l’adaptation des moyens de protection aux travaux de retrait d’amiante.
  •  en aval pour contrôler l’absence de pollution avant le retrait des moyens de protection collective et avant la restitution des locaux aux personnel et usagers.

 

Suivant la méthodologie déterminée, un technicien d’AIRsLAB assure les prélèvements. Et, ces prélèvements sont exécutés à l’aide d’une pompe de prélèvement dans la(les) pièce(s) définie(s) (Prélèvement dit “Statique”) durant le temps nécessaire à l’aspiration d’air ambiant. Le technicien est également habilité à assurer la prestation de mesurage sur les opérateurs de désamiantage (Prélèvement dit “Au poste de travail”).

Puis, l’échantillon recueilli est ensuite transmis au laboratoire. Et il est analysé à l’aide d’un microscope électronique à transmission analytique (META). Enfin, une fois les données analysées, un rapport d’analyse confidentiel  est envoyé au client. Il vient clôturer la prestation.

En Savoir Plus sur l'Amiante

Définition et description de l'amiante

Une origine antique

Si depuis quelques années, on entend beaucoup parler de l’amiante –et pas forcément en bien, nous verrons pourquoi plus loin- l’amiante est connu depuis bien longtemps : cela remonte à l’Antiquité !

Le mot amiante, qui nous le rappelons est  masculin, nous vient selon le dictionnaire de l’Académie française, du grec « amiantos » qui signifie incorruptible. Apparemment, le premier à utiliser ce mot fut Pline l’Ancien et ce, au 1er siècle après J.C. !  Cependant, les fibres d’amiante étaient déjà utilisées par les Egyptiens pour les sanctuaires de pharaons voir même probablement tissées.

Plus récemment, nos aïeuls pouvaient également l’appeler en vieux français « asbeste », terme ayant là encore pour origine le grec ‘‘asbestos’’. Nos compatriotes anglais et allemands sont restés fidèles à cette étymologie puisqu’ils prononcent respectivement « asbestos et « Asbest ».

C’est en 1860, après la découverte de gisements importants que l’amiante sera massivement extrait et utilisé par l’industrie textile. Depuis, cette exploitation n’a cessé de se développer pour atteindre  un pic de 5 millions de tonnes extraites en 1975. L’utilisation de matériau fut surtout développée depuis la fin du XIXe siècle, quand les industriels se sont intéressés aux nombreuses propriétés de l’amiante :

  • résistance au feu,
  • faible conductivité thermique, acoustique et électrique,
  • résistance mécanique (à la traction, à la flexion et à l’usure),
  • résistance aux agressions chimiques (acides et bases),
  • élasticité,
  • possibilité d’être filé et tissé…

Toutes ces propriétés techniques associées à un coût peu élevé ont fait l’essor de ce matériau.

 

L’amiante, qu’est-ce que c’est ?

 

L’amiante désigne des minéraux à texture fine et fibreuse. Il est présent à l’état naturel dans les sols français et même être à nu dans des zones où la roche du sous-sol est visible (Haute-Corse, Loire-Atlantique, Hautes-Alpes, Haute-Garonne, Savoie, Haute-Vienne, Côtes-d’Armor…).

Pour être plus précis, ce sont des silicates magnésiens ou calciques, fibreux et réfractaires (résistants à la chaleur) mais qui peuvent également contenir des minéraux siliceux non fibreux (quartz, feldspath, mica…) en petite quantité.

 

L’amiante est un terme générique, plutôt utilisé par l’industrie, regroupant six minéraux. Dans la nature, on les nommera davantage par le groupe à lequel il appartient :

 

Le groupe serpentine Le groupe amphibole
·       L’amiante blanc, le chrysotile

Ne pas confondre avec la pierre précieuse  chrysolite !

 

 

94 % de la production mondiale d’amiante

·       L’anthophyllite

·       La trémolite

·       L’actinolite

·       L’amosite (amiante brun)

·       La crocidolite (amiante bleu)

Ce sont les deux dernières variétés sont ou ont été les plus utilisées.

Fibres longues, flexibles et recourbées, qui peuvent être entrelacées Fibres droites et raides, généralement cassantes et en forme de baguettes ou d’aiguilles

A quoi peut-il servir ?
  • Isolation thermique en bourrage ou en flocage ou projection (amiante brut en vrac)
  • Isolation thermique de canalisations, d’équipements de protection individuelle (EPI), de câbles électriques… (amiante tissé ou tressé)
  • Isolation thermique d’équipements chauffants, de faux-plafonds, de joints… (amiante sous forme de plaques de papier ou de carton d’épaisseur de 5 à 50 mm)
  • Filtration (amiante sous forme de feutre)
  • Confection de mortiers à base de plâtre, dans des mortiers-colles, de colles, d’enduits de finition… (amiante sous forme de poudre)
  • Fabrication de divers composés pour la construction : plaques ondulées, éléments de façade, gaines de ventilation, canalisations… (amiante mélangé à du ciment ou amiante-ciment)
  • Incorporation à des peintures, vernis, mastics, mousses d’isolation… (amiante comme charge minérale)
  • Fabrication de joints, revêtements, ustensiles ménagers, garnitures de freins… (amiante mélangé à des matières plastiques ou à des élastomères)
  • Étanchéification des toitures, anticorrosif, revêtements routiers… (amiante incorporé aux bitumes)

 

 

 

Ce matériau est toxique et interdit en France depuis 1997

Pourquoi l’amiante est toxique pour l’homme ?

En fait, ce sont deux facteurs qui font que les fibres s’immiscent dans les poumons pour ne plus en ressortir : la taille et la géométrie des fibres.

Parce que qu’elles sont minuscules, de 400 à 500 fois plus fines  qu’un cheveu, les fibres d’amiante sont invisibles à l’œil nu et peuvent aller se loger au plus profond de nos poumons. Leur géométrie fait qu’elles seront ensuite impossibles à éliminer par notre organisme.

En fois inhalées, les fibres provoquent des affections diverses dont certaines sont d’une extrême gravité : maladies respiratoires graves, asbestose (fibrose pulmonaire), cancers broncho-pulmonaires, cancers de la plèvre (mésothéliome) et cancers des voies digestives.

Plus l’exposition à l’amiante est grande (en quantité et en fréquence), plus la probabilité de tomber malade s’élève mais le problème de  l’amiante est que certaines maladies peuvent cependant survenir après de faibles expositions.  Bien souvent, ces maladies surviennent plusieurs années après des expositions à  l’amiante.

On dénombre parmi les  victimes principales les « travailleurs de l’amiante », mais également des personnes qui ont été exposées de manière environnementale et souvent à leur insu.

Selon l’INRS : « il s’agit de la deuxième cause de maladies professionnelles et de la première source en terme de coût. »

 

L’amiante est-il aussi néfaste pour l’environnement ?

Depuis de nombreuses années, l’amiante a été libéré dans l’environnement en grandes quantités. Et pour une fois , l’homme n’est pas le seul responsable ! En effet, des émissions naturelles se produisent, notamment sous l’effet de la décomposition à l’air de roches serpentiniques. Ainsi, les analyses retrouvent les fibres dans l’air, l’eau, les sols et les sédiments.

Dans le milieu aquatique, les fibres d’amiante troublent l’eau mais sont insolubles. Dans l’air, la présence d’amiante dépend de la taille des fibres. Certaines peuvent  être transportées dans l’atmosphère sur des centaines de kilomètres en fonction de leur taille. Les intempéries réduisent la taille des fibres. Les  fibres d’amiante sont absorbées par le sol si elles font  moins de 2 mm et sont alors considéré comme non dangereux. Les sols et sédiments servent ainsi de lieux d’accumulation.

A ce jour, peu d’études semblent s’être concentré les impacts éventuels de l’amiante en matière de faune, flore, fonge ou écosystèmes.

 

Interdiction

Bien que les dangers de l’amiante soient connu depuis 1890, il aura fallu attendre près d’un siècle, pour que l’amiante soit interdit dans de nombreux pays, retard qui a été et sera encore la cause de la mort de dizaines de milliers de personnes.

En France, c’est l’année 1997 qui sonne l’interdiction définitive : l’amiante ne sera plus ni fabriqué ni importé mais restera cependant présent dans de nombreux bâtiments et éléments sur lesquels il faudra rester vigileants.

Au niveau Européen, la directive 99/77/CE interdit  toute extraction, fabrication, transformation de fibres d’amiante en 1999.

Cependant dans le monde, en 2012, l’amiante n’était interdit que dans 52 pays et 2,5 millions de tonnes d’amiante étaient encore produites chaque année.

Professions concernées par le risque d'inhalation de poussières d'amiante
  • Désamianteurs (le personnel des entreprises de travaux de retrait d’amiante)
  • Personnel des entreprises du BTP chargées des travaux de démolition ou de réhabilitation
  • Professionnels du second œuvre du BTP, de l’entretien ou de la maintenance (plombier, électricien, chauffagiste, peintre…)
  • Personnels travaillant dans la gestion, le recyclage ou le traitement des déchets
  • Personnels intervenant sur des terrains amiantifères (cela inclut les diagnostiqueurs immobiliers, les assureurs…)
  • Les salariés qui travaillent dans des bâtiments contenant de l’amiante peuvent être également exposés.
Cadre réglementaire

La réglementation relative au risque amiante couvre plusieurs aspects : santé publique, environnement et travail. Concernant les travailleurs, en complément des dispositions relatives aux risques chimiques et aux CMR, le Code du travail prévoit des dispositions spécifiques qui doivent s’appliquer à tous les travaux exposant à l’amiante.

  • Respect de la VLEP contraignante des fibres d’amiante
  • Information et formation des travailleurs exposés auprès d’organismes certifiés suivant la catégorie de l’activité, formation validée par une attestation de compétence
  • Rédaction d’une notice de poste destinée aux salariés et d’une fiche d’exposition dont une copie est remise au médecin du travail
  • Attestation d’exposition délivrée aux salariés à leur départ de l’entreprise
  • Surveillance médicale renforcée
  • Travaux interdits aux jeunes et aux travailleurs temporaires
  • Durée maximale de travail avec port d’équipement de protection respiratoire, temps d’habillage, de déshabillage et de décontamination, temps de pause après retrait d’un EPI respiratoire
  • Gestion des déchets amiantés
  • Activités de confinement et de retrait de l’amiante : les travaux doivent impérativement être réalisés par des entreprises qualifiées, qu’il s’agisse d’enlèvement ou de confinement de l’amiante friable ou d’opérations de retrait d’amiante non friable à risques particuliers. Pour toute opération, un plan de retrait et de confinement doit être élaboré et mis en place par l’employeur.
  • Activités comportant des interventions sur des matériaux ou appareils susceptibles de libérer des fibres d’amiante, et les travaux sur des terrains amiantifères.
Principes de prévention du risque amiante

A ce jour, il est impossible de supprimer totalement le risque amiante, seule la prévention permet de le limiter. Elle doit être mise en place par des professionnels.

Cette prévention (hors travaux de confinement et de retrait d’amiante) s’appuie sur les principes suivants :

  • Recherche de la présence d’amiante pour les bâtiments et produits construits ou fabriqués avant 1997 (consultation des dossiers techniques amiante ou constat amiante avant-vente…)
  • Si possible, pas d’intervention sur les matériaux pouvant contenir de l’amiante
  • À défaut, limitation de l’émission de fibres d’amiante en recherchant les techniques qui produisent le moins de poussières : aspiration à la source, utilisation d’outils manuels ou à vitesse lente, travail à l’humide en complément port d’EPI spécifiques et réglementaires (masque respiratoire, combinaison jetable…)
  • Pour les opérations avec obligation de forts empoussièrements : confinement de la zone de travail, installation d’extracteurs d’air, masque à ventilation assistée TM3P, combinaison jetable type 5, sac à déchet, aspirateur à filtre à très haute efficacité…
  • Transport, conditionnement et élimination des déchets amiantés en fonction de leur nature dans des centres de traitements adaptés.
Substituts de l'amiante

Depuis une vingtaine d’années, en remplacement de l’amiante, divers solutions en fonctions des besoins spécifiques (aucun matériau n’a les mêmes avantages que les fibres d’amiante) ont été utilisées :

  • les fibres naturelles organiques (cellulose)
  • les fibres minérales artificielles (FMA) : les laines de verre, les laines de roche, les laines de laitier (issues des laitiers sidérurgiques), les filaments continus de verre, les microfibres et les fibres céramiques réfractaires
  • les fibres minérales (carbone)
  • les fibres organiques synthétiques (aramide)
  • les charges minérales expansées de type vermiculite de la  famille des micas ou de la perlite verre volcanique pauvre en eau.
  • les revêtements ablatifs comme les peintures intumescentes afin de se prémunir contre la propagation incendie…

Pourtant, la toxicité de certains de ces matériaux fibreux n’a pas été étudiée réellement à ce jour.

Les fibres céramiques réfractaires sont déjà reconnues comme cancérogènes et les laines de roches et de laitier considérées comme potentiellement dangereuses. En attendant la mise en place de précautions réglementaires et d’études, s’aligner sur les mesures de prévention du risque amiante reste la seule solution.